La réunion n°2 du COPIL (Comité de Pilotage) du projet de franchissement cyclable entre Dinard et Saint-Malo via le barrage de la Rance, tenu le 25 février 2026 à La Richardais. Ce projet, porté par le Département d’Ille-et-Vilaine, vise à créer une infrastructure cyclable structurante permettant une mobilité plus durable entre les deux rives.
Jean-Pierre Rousseau, président de l’association À Vélo Malo, était présent.
Contexte et objectifs du COPIL
En introduction, les représentants du Département réaffirment leur engagement fort à mener ce projet à son terme, malgré sa complexité. Ce second COPIL avait plusieurs objectifs principaux :
- Présenter les travaux réalisés depuis le COPIL précédent, notamment sur les aspects réglementaires (environnement, urbanisme, patrimoine) et la concertation ;
- Partager les résultats des échanges menés début 2026 avec les acteurs institutionnels ;
- Établir un diagnostic des procédures administratives nécessaires ;
- Mettre à jour le planning global du projet ;
- Proposer les modalités de concertation à venir.
Les membres du COPIL étaient invités à se positionner sur plusieurs points clés : le tracé de la piste cyclable, les démarches foncières, le calendrier de concertation et la mise en place de solutions temporaires (comme des navettes).
Choix du tracé
Le choix du tracé du franchissement du barrage de la Rance constitue un point central du COPIL. Après analyse des contraintes et application du principe d’évitement (qui consiste à privilégier les solutions ayant le moins d’impact environnemental), certaines variantes ont été abandonnées :
- La variante littorale côté La Richardais (OS2) ;
- La variante passant par le hameau de la Basse-Flourie côté Saint-Malo (ES2).
Ces options ont été jugées incompatibles avec la réglementation, notamment en raison de leur localisation en espaces sensibles (comme les espaces remarquables du littoral).
Le tracé retenu longe finalement la route départementale.

Autres points abordés
Adaptation des documents d’urbanisme
Le projet nécessite des modifications des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) des communes concernées, notamment Saint-Malo et La Richardais.
Planning prévisionnel
Le projet s’inscrit dans un calendrier long, avec une mise en service envisagée début 2031. Ce planning tient compte des nombreuses procédures administratives nécessaires, notamment l’obtention d’un permis d’aménager, dont l’instruction peut être longue (jusqu’à 8 mois au niveau ministériel).
Les travaux ne pourraient pas débuter avant fin 2028. Une attention particulière est portée à la phase de conception, qui devra être suffisamment aboutie pour éviter des retards liés à des demandes de compléments lors de l’instruction des autorisations.
Enjeux fonciers
La réalisation du projet implique des acquisitions foncières, notamment du côté de Saint-Malo. Le Département prévoit d’engager rapidement des discussions avec les propriétaires concernés afin de privilégier des acquisitions à l’amiable.
Mesures temporaires
Face à l’attente forte d’amélioration des conditions de franchissement de la Rance, la mise en place de solutions temporaires est évoquée. Parmi celles-ci :
- Des navettes maritimes régulières ;
- Des navettes routières.
Toutefois, aucune des collectivités présentes ne dispose clairement de la compétence pour porter ces solutions. Le Département se positionne alors comme facilitateur et propose d’organiser des réunions entre les parties prenantes pour faire émerger une solution, avec une première rencontre prévue courant 2026.
Concertation
La concertation avec le public est prévue pour le second semestre 2026. Elle ne portera pas sur le choix du tracé, désormais arrêté, mais aura un rôle principalement informatif.
Conclusions et décisions
À l’issue du COPIL, plusieurs décisions importantes sont actées :
- Validation du tracé basé sur les variantes OS1 et ES1 ;
- Abandon des variantes alternatives pour des raisons réglementaires ;
- Lancement des démarches foncières auprès des propriétaires ;
- Confirmation du report de la concertation à fin 2026, avec un objectif informatif.
L’assemblée générale de A Vélo Malo s’est tenue le 14 Février dans la salle de réunion de la mairie de Paramé en présence d’une trentaine d’adhérents.
Bilan d'activité 2025
Notre président, Jean-Pierre Rousseau, a rappelé les principales activités de l’association en 2025
– Multiples réunions avec la Mairie de St Malo pour échanger sur les améliorations à apporter pour faciliter la pratique du vélo au quotidien. A voir ici en photos
– Réunions avec St Malo Agglomeration (cf schéma directeur cyclable de SMA, piste cyclable St Coulomb/Anse du Guesclin … ), avec le Département (cf barrage de la Rance, piste La Gouesnière/Pointe du Grouin …)
– Réunions avec les associations partenaires : FUB, AF3V, CBB (Comité Bretagne Bicyclette), Dinard Emeraude à vélo …
puis quelques membres du bureau ont présenté certaines des animations organisées par l’association:
– Pierre Site a commenté la Semaine des écoliers
– Aline Rousset est revenu sur le Challenge Tout à Vélo 2025.
– Erwan Caoussin a présenté l’animation « Cyclistes, brillez 2025 » et la 1° opération de comptage de l’éclairage des vélos
– Jean-Brice Joannet a commenté les résultats de la 3° campagne nationale « Baromêtre du vélo » lancée par la FUB, en s’attachant aux enseignements pour St Malo.
– Francoise Lemoine-Monat a présenté la Balade Patrimoine « Autour de St Coulomb », organisée dans le cadre des Rendez-vous de la Mobilité de SMA
Notre président a également rappelé quelques autres animations : Balade à la rencontre des femmes connues et inconnues, Fête du vélo, Parcours commenté du grand St Malo … sans oublier le voyage d’étude à Stralsund, dans la perspective d’un jumelage entre St Malo et cette belle ville hanséatique.
En conclusion, l’assemblée générale a approuvé à l’unanimité de bilan d’activité 2025.
Bilan financier 2025
Le trésorier, Pierre Lévrier, a présenté l’état des comptes de A Vélo Malo pour l’année 2025, qui se conclut par un solde positif, témoignant de la bonne santé et la bonne gestion de l’association.
Notre président a sollicité le vote de l’assemblée générale sur ce bilan financier 2025, qui a été approuvé à l’unanimité.
L’assemblée s’est alors conclue autour de quelques verres de jus de pommes
Projets 2026
Les projets pour l’année 2026 ont été rapidement présentés : Balade pour la Journée international des droits des femmes le 8 mars, traditionnelle Fête du vélo le 17 mai, Challenge Tout à Vélo du 4 mai au 5 juin, Balade « Cyclistes brillez » le 5 décembre ….. sans oublier le programme de sorties de la section Cyclo-Découvertes.
Une évolution stratégique de l’ association a été présentée par jean-pierre Rousseau : L’ association est en effet devenue référente de l’ association nationale « rue de l’ avenir ».
Concernant la campagne municipale, l’association « A Vélo Malo » a adressé aux candidats aux élections municipales un Plaidoyer pour l’ adaptation de la ville de St Malo et de son agglomération aux modes actifs de déplacements sous forme de questionnaire . Il leur a été annoncé que les réponses seront publiées sur le site d’ « A Vélo Malo ».
Face à l’occupation abusive de l’espace urbain par les voitures, enfants et personnes âgées, piétons alertes ou à mobilité réduite, cyclistes, tous souhaitent aujourd’hui reconquérir leur ville. L’ espace public peut être considéré comme un « bien commun », il faut en prendre soin . La rue, ce n’est pas, en effet, seulement un espace de circulation, elle doit également être un espace de vie. « A Vélo Malo » a pour ambition de contribuer à transmettre aux générations futures une ville plus sûre, plus solidaire et plus agréable à vivre. Elle promeut la mise en œuvre de mesures qui, toutes, visent à atteindre ces objectifs.
Il faut accompagner les citoyens qui sont prêts à adapter leurs comportements, à adopter les modes actifs, se déplacer à pied et à vélo. La marche est le premier des modes de déplacement, il est aussi le plus sobre. Marcher régulièrement permet de lutter contre la sédentarité et contribue à prévenir la plupart des maladies chroniques.
Non seulement le vélo est écologique, mais il est aussi rapide et économique. Moyen de transport redécouvert le vélo constitue un véritable engagement citoyen, l’une des solutions aux problèmes de pollutions et d’encombrements de l’agglomération.
Election du Conseil d'Administration (CA)
L’assemblée générale a ensuite procédé à l’élection du CA 2026. Aucun nouveau candidat ne s’étant déclaré et tous les membres de CA 2025 souhaitant poursuivre leur mandat, le CA a été reconduit pour un an, à l’unanimité.
Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, l’association À Vélo Malo propose en association avec «Femmes Solidaires» le 8 mars un itinéraire à vélo « à la rencontre de femmes connues et méconnues à travers les rues de ST MALO »
Ce parcours à vélo de 7km sera ponctué de 10 arrêts commentés. Rendez-vous esplanade Simone VEIL le dimanche 8 mars pour un départ à 10h.
Arrivée vers 12h à la Mairie Annexe de ST SERVAN. Un Verre de l’amitié sera offert dans la salle du Comité de Quartier où sera exposée la carte des rues qui portent des noms de femmes élaborée par l’association «les malouines »
Moins de 4 % des voies de St Malo portent le nom de femmes. Il s’agit d’appeler l’attention sur l’invisibilisation des femmes également dans l’espace public.
Rue Charlotte Béquignon-Lagarde, maître Chouamier , bâtonnier de l’ordre des avocats évoquera la première femme à accéder à la magistrature en France.
Il y aura également un arrêt devant un banc rouge qui évoque le sang versé par les victimes de féminicides. Il ne s’agit pas seulement d’un banc, mais d’un véritable outil de sensibilisation. Installé dans l’espace urbain, il attire l’attention, ouvre le dialogue et invite à la commémoration. Le commentaire sera assuré par Jacqueline Lohat présidente de « Femmes Solidaires »
La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du 20e siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977.
En France
- en 1944, elles peuvent voter et être élues. Et à partir de 1965 elles travaillent où elles veulent, sans que leur mari donne son accord ;
- en 1975, la loi autorise l’interruption volontaire de grossesse : l’IVG. La même année, l’école devient mixte : filles et garçons sont ensemble en cours ;
- en 2000, c’est la loi sur la parité. Il doit y avoir autant de femmes que d’hommes dans les lieux où l’on prend des décisions pour le pays. Aujourd’hui la parité n’est toujours pas respectée. Et des injustices existent encore : les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, même quand elles font le même travail.
Voici la réponse que la liste “ Malouin je suis ” a adressée le 5 Mars à l’association A Vélo Malo en réponse à notre plaidoyer pour une ville facilitant la pratique du vélo au quotidien et une meilleure cohabitation “voiture/cycliste/piéton”.
Voici la réponse que la liste “Voies Communes” a adressée le 3 Mars à l’association A Vélo Malo en réponse à notre plaidoyer pour une ville facilitant la pratique du vélo au quotidien et une meilleure cohabitation “voiture/cycliste/piéton”.
Voici la réponse que la liste “Hissons haut Saint-Malo” a adressée le 1° Mars à l’association A Vélo Malo en réponse à notre plaidoyer pour une ville facilitant la pratique du vélo au quotidien et une meilleure cohabitation “voiture/cycliste/piéton”.
Voici la réponse que la liste “Nouveau Cap, cité audacieuse et participative” a adressée le 25 Février à l’association A Vélo Malo en réponse à notre plaidoyer pour une ville facilitant la pratique du vélo au quotidien et une meilleure cohabitation “voiture/cycliste/piéton”.
Le bureau de À Vélo Malo a élaboré un plaidoyer pour le développement de la pratique du vélo au quotidien à Saint-Malo. Ce plaidoyer a été adressé, sous forme d’un questionnaire à chacune des listes en lice pour l’élection municipale 2026 en précisant que le plaidoyer se compose d’argumentaires suivis de questions numérotées.
Nous souhaitons que les candidats répondent le plus clairement possible à ces questions et s’engagent publiquement par écrit. Nous considérons que ce sera
ensuite “ la feuille de route ” pour la mandature et nous ferons le point régulièrement de l’avancement de la réalisation de ces promesses de campagne vis-à-vis de nos adhérents.