Mieux vaut prevenir que guérir
Certains relancent une réglementation rendant obligatoire le port du casque à vélo.
La FUB (Fédération des Usagers de la bicyclette) rappelle que :
– Une obligation généralisée réduirait la pratique quotidienne et
porterait atteinte à l’usage des services de vélo public
– La pratique du vélo est un plaisir qui s’exerce avec simplicité et une grande liberté.
– Porter le casque à vélo doit rester du ressort de la responsabilité individuelle et ne pas faire l’objet d’une contrainte réglementaire supplémentaire
La FUB et les associations, dont À Vélo Malo, défendent ensemble une politique
combinant infrastructures sûres, prévention efficace, formation et développement progressif d’une norme sociale favorable au casque.
Le texte ci-dessous reprend les principaux éléments du Communiqué de Presse de la FUB, disponible en bas de page
Le cadre en vigueur
En France, le port du casque est recommandé mais n’est pas obligatoire pour les adultes. Seuls les enfants de moins de 12 ans y sont tenus, conducteurs ou passagers ; le non-respect expose l’adulte accompagnant à une amende forfaitaire de 135 €, pouvant aller jusqu’à 750 €. Les VAE bridés à 25 km/h suivent les mêmes règles que les vélos classiques. Le casque est en revanche déjà obligatoire pour les speed-bikes (25 à 45 km/h), assimilés à des cyclomoteurs, et pour les EDPM hors agglomération.
La pratique réelle
D’après l’enquête de la DGITM sur l’usage du vélo en 2024, un tiers des cyclistes porte toujours le casque, un tiers parfois et un tiers jamais (32,9 %, 30,8 % et 36,2 %). Les 18-24 ans sont ceux qui le portent le moins systématiquement (24 %) ; les plus de 50 ans sont à la fois les plus réfractaires (41 % jamais) et les plus assidus (34 % toujours). Dans les pratiques sportives, le port est quasiment systématique.
Où se situe le risque ?
En 2025, 235 cyclistes ont été tués en France métropolitaine et 2 800 blessés gravement, en hausse de 8 %, à lier à la forte augmentation récente de la pratique. Surtout, la mortalité cycliste augmente de 22 % hors agglomération et diminue de 14 % en agglomération, dans un bilan où les routes hors agglomération concentrent 61 % de l’ensemble des décès routiers. Le risque se concentre donc là où l’infrastructure fait défaut, et non dans le vélo urbain du quotidien qu’une obligation « en toutes circonstances » viendrait pénaliser en premier.
Le point dur : casque et vélo en libre-service
Le vélo en libre-service est une priorité gouvernementale. Il est conçu pour des trajets courts et souvent imprévus, par des usagers qui n’ont pas de casque sur eux. Exiger le port du casque sans avoir résolu, à grande échelle et à coût nul pour l’usager, sa disponibilité et son hygiène revient à condamner le service. L’enseignement international est net : le vélo partagé a prospéré dans les villes sans obligation et largement échoué là où elle existe.
Tous les dispositifs testés en zone d’obligation ont échoué ou plafonné : casques jetables fortement subventionnés à Melbourne, casques réutilisables attachés aux vélos à Brisbane …
L’enjeu est celui de 220 services de vélo public en France, dont les usagers comptent 46 % de femmes — jusqu’à 63 % dans certaines communautés de communes. Une obligation viendrait heurter de plein fouet leurs objectifs d’inclusion
Différencier les usages plutôt que légiférer d’un bloc
Le principal angle mort du débat public est l’amalgame entre des réalités très différentes regroupées sous le mot « vélo ». Le profil de risque et la réponse appropriée diffèrent radicalement selon l’objet et l’usage :
Le vélo public (VLS / VLD) : flottes gérées et entretenues, majoritairement à assistance électrique bridée à 25 km/h, trajets courts, pendulaires ou de proximité. C’est le segment le plus exposé à l’effet dissuasif d’une obligation du port du casque.
Le vélo personnel, mécanique ou VAE 25 km/h : pratique encadrée par le code de la route, vitesses modérées en ville, équipement du casque en forte hausse.
Le vélo sportif et les pratiques tout terrain : les fédérations sportives obligent le port du casque pour les compétitions et toutes les pratiques encadrées.
Les speed-bikes et VAE débridés illégaux : c’est ici que se concentre une part importante du sur-risque réel, avec des vitesses de cyclomoteur sans le cadre réglementaire correspondant. Le casque y est déjà obligatoire, tout comme l’assurance et l’immatriculation. L’Alliance pour le vélo dénonce à ce titre les dangers des faux vélos.
Les trottinettes électriques et EDPM : engins, dynamique d’accidentalité et publics spécifiques. En 2025, 80 utilisateurs ont été tués, soit près du double de l’année précédente (+ 78 %), et 1 100 ont été blessés gravement (+ 33 %).
Légiférer d’un seul bloc reviendrait à appliquer au cycliste utilitaire le plus prudent des contraintes pensées pour les usages les plus rapides ou les plus déréglementés.
Ce que coûterait une obligation généralisée
Santé publique. Une baisse de pratique de 15 à 30 % — fourchette observée en Australie — aurait un coût sanitaire net supérieur au gain de protection individuelle.
Sécurité par le nombre. La sécurité des cyclistes croît avec leur nombre : faire reculer la pratique dégrade la sécurité de ceux qui continuent à pédaler.
Jeunes et femmes. L’équipement de sécurité est un facteur explicite de non-pratique à l’adolescence, en particulier chez les jeunes filles. Une obligation accentuerait le décrochage féminin, à rebours des objectifs d’inclusion portés par les services de vélo public.
Risque juridique. Une obligation générale sera opposée aux cyclistes victimes dans le contentieux de l’indemnisation, au détriment de l’usager le plus vulnérable.
Coût de contrôle. Verbaliser une infraction de masse peu prioritaire mobiliserait des moyens de police que l’objectif ne justifie pas, au risque d’une règle non appliquée.
Filière économique. 66 000 emplois, un marché du vélo et du VAE et un secteur du tourisme à vélo en croissance. Un recul de la pratique ne serait pas compensé par les ventes additionnelles de casques et enverrait un signal négatif sur la dangerosité perçue du vélo.
L’alternative : progressivité, norme sociale, engagement de la filière
À cadre légal quasi identique à celui du vélo — pas d’obligation pour les adultes en France —, le ski affiche 86 % d’adultes et 98 % d’enfants casqués sur les pistes. Cette adoption massive s’est faite sans loi, les parents ont d’abord équipé leurs enfants, puis se sont équipés eux-mêmes par contagion générationnelle.
Il convient de viser un taux d’adoption élevé par la norme sociale plutôt que par la contrainte, en généralisant le casque dans les pratiques encadrées et débutantes (associations, vélo-écoles, Savoir Rouler à Vélo, sorties scolaires, clubs, VTT et gravel), en le rendant plus accessibles et en travaillant à une campagne de sensibilisation avec tous les acteurs.
En conclusion
- La priorité doit toujours aller à l’infrastructure et à la sécurisation des voiries — non à la seule responsabilisation de l’usager le plus vulnérable.
- Une obligation généralisée du port du casque réduirait la pratique quotidienne et porterait atteinte à l’usage des services de vélo public. La pratique du vélo est un plaisir qui s’exerce avec simplicité et une grande liberté.
- Porter le casque à vélo doit rester du ressort de la responsabilité individuelle et ne pas faire l’objet d’une contrainte réglementaire supplémentaire.
- Les associations défendent ensemble une politique combinant infrastructures sûres, prévention efficace, formation et développement progressif d’une norme sociale favorable au casque.
Digue de Rochebonne et digue des Bas-sablons : un débat qui fait du bruit
Cet été, plusieurs pétitions lancées par des riverains de la digue de Rochebonne ont demandé l’interdiction des vélos entre la brasserie du Sillon et la cale de Rochebonne. Elles faisaient écho au mécontentement de certains usagers, notamment face à la vitesse jugée excessive de certains cycles (vélo, trottinette,vélo électrique, VéloMat …) et aux risques d’accident lorsque la digue est particulièrement fréquentée.
La presse locale s’est largement faite le relais de cette campagne, mettant en lumière un sujet qui cristallise les tensions : comment faire cohabiter sereinement cycles et piétons sur les digues malouines ?
À Vélo Malo défend le partage de l’espace public
Mi-juin, comme elle le fait régulièrement, l’équipe d’À Vélo Malo a rencontré la mairie de Saint-Malo pour faire un point de situation sur les points d’amélioration pour la pratique du vélo au quotidien.
La nouvelle équipe municipale s’est alors montrée déterminée à s’attaquer au problème des conflits d’usage, aussi bien sur la digue de Rochebonne que sur celle des Bas-Sablons. À ce stade, aucune décision n’était arrêtée : toutes les solutions étaient envisagées, y compris une éventuelle interdiction de circuler à vélo sur ces deux digues.
Pour À Vélo Malo, l’enjeu était clair : préserver le droit de circuler à vélo tout en améliorant la sécurité et la cohabitation entre les différents usagers. L’association a donc formulé plusieurs propositions pour répondre aux difficultés constatées sans recourir à l’interdiction.
Début juillet, la municipalité a finalement choisi une approche fondée sur la sensibilisation et la responsabilisation des cycles. Une signalisation a été installée sur les blocs de béton anti-intrusion afin de rappeler aux cycles la nécessité de respecter les piétons et d’adapter leur comportement à la fréquentation de la digue.
Cette mesure constitue une première étape : la mairie a donné rendez-vous à À Vélo Malo à la rentrée afin de dresser le bilan de cette expérimentation et d’évaluer ses effets sur la cohabitation entre piétons et cycles.
La question reste donc ouverte : la sensibilisation suffira-t-elle à apaiser les tensions et à permettre à chacun de profiter des digues dans de bonnes conditions ?
Projet de balades en triporteur avec des résidents des Ehpad du territoire de Saint-Malo
La fondation malouine Famileo met à disposition de À Vélo Malo, un triporteur pour organiser des balades avec des personnes âgées
La fondation Famileo finance à hauteur de 80 % l’achat d’un vélo triporteur électrique destiné aux personnes âgées ou handicapées de seize établissements de Saint-Malo. L’objectif est simple : leur permettre de sortir de leur établissement, de prendre l’air et de profiter de promenades, notamment jusqu’au bord de mer.
Créée en 2021, la fondation Famileo soutient des projets destinés à améliorer le bien-être et la qualité de vie des personnes âgées, en favorisant notamment le lien social. Le triporteur est mis à la disposition de l’association Amin Gozh 35 regroupant seize établissements participants. Il sera hébergé par Oui Sénior et son utilisation sera assurée par À Vélo Malo.
La remise des clés du triporteur a eu lieu Jeudi 3 septembre, à Kériadenn, en présence d’une partie du personnel de Famileo, des représentants et des résidents des établissements qui participent au projet et de Jean-Pierre Rousseau, président de À Vélo Malo et de Pierre Site, Vice-trésorier.
À Vélo Malo, promoteur des mobilités douces à Saint-Malo, se préoccupe de nos ainés
Association malouine forte d’environ 200 membres, À Vélo Malo a pour objectif de développer la pratique des mobilités douces à Saint-Malo et de promouvoir le vélo comme moyen de déplacement au quotidien.
L’association se fait également la porte-parole des cyclistes auprès des collectivités locales — mairie de Saint-Malo, Saint-Malo Agglomération et Département — afin de défendre les intérêts des usagers et de contribuer à l’amélioration des conditions de circulation à vélo.
Affiliée à la FUB (Fédération des Usages de la Bicyclette), À Vélo Malo s’inscrit ainsi dans un réseau national d’associations qui œuvrent au développement de la pratique cyclable.
Le projet de triporteur ouvre aujourd’hui un nouveau champ d’action pour l’association. À Vélo Malo accompagne déjà des personnes âgées ou handicapées lors de promenades à vélo. Grâce à ce nouvel équipement, ces sorties pourront être proposées plus largement aux résidents des établissements partenaires.
Le triporteur permet à des personnes qui ne peuvent plus faire de vélo seules de retrouver le plaisir d’une balade en plein air. Confortable et sécurisé, il offre la possibilité de parcourir Saint-Malo, de retrouver le contact avec la ville et, pourquoi pas, de sentir à nouveau les embruns du bord de mer.
La sécurité sera au cœur du dispositif. Les parcours seront préparés et adaptés, et un programme de formation sera proposé aux personnes qui accompagneront les sorties afin qu’elles puissent utiliser le triporteur dans les meilleures conditions.
Appel à bénévole
Ce projet illustre pleinement les valeurs défendues par À Vélo Malo : faire du vélo un moyen de déplacement accessible au plus grand nombre, tout en favorisant le lien social et l’inclusion.
Et pour que ces promenades puissent se multiplier, l’association aura besoin de bénévoles. Toute personne désireuse d’agir concrètement pour nos aînés, de leur offrir un moment d’évasion et de contribuer à leur bien-être est invitée à rejoindre À Vélo Malo pour participer à l’encadrement de ces sorties à vélo. Une belle manière de mettre son temps et son énergie au service d’une mobilité douce, solidaire et intergénérationnelle.
Une belle fête organisée par les animateurs d'Anim'gozh 35
Anim’gozh 35 est une association regroupant les animateurs de 17 EHPAD et résidences Senior des pays de St Malo, Dinard et Dinan. Jeudi 18 juin, elle organisait les 3eme Olympiades au parc du Grand Domaine près de La Briantais.
Une dizaine d’ épreuves étaient proposées : lancer de poids en mousse, passage de ballon, lancer de javelots en mousse … Chaque EHPAD et résidences Senior avaient inscrit une équipe de 6 résidents, encadrés par 2 accompagnateurs. Au total, 150 personnes âgées ont participé dans la bonne humeur, encouragés par Jérôme, qui s’ est révélé être un super ambianceur.
Une bouffée d'air pour les résidents
Ces Olympiades permettent aux animateurs de mieux se connaître et d’échanger des bonnes idées d’animation pour leurs établissements. Cette journée rompt également l’isolement de chaque animateur dans sa structure. Mais surtout, ces Olympiades sont l’occasion d’une formidable bouffée d’air frais et de joie pour tous les résidents participants : c’est avant tout la première satisfaction de Sèverine, qui était aux commandes de la journée.
Test du triporteur avec À Vélo Malo
Trois adhérents d’À Vélo Malo avaient été invités par Karine la présidente d Anim’Gohz pour présenter le triporteur mis à disposition par la Fondation Familéo. Ce triporteur électrique peut transporter en toute sécurité 2 passagers. A tour de rôle, chaque équipe est venue essayer le triporteur, piloté par un bénévoles d’À Vélo Malo sur un bref parcours dans le parc du Grand Domaine. Chacun a apprécié la balade et s’est déclaré volontaire pour d’autres sorties en triporteur.
De belles perspectives pour la rentrée
Suite au succès de cette démonstration, À Vélo Malo envisage de proposer un calendrier de sorties en triporteur auxquelles les Ehpads et Résidences d Anim’Gohz pourront s’inscrire à tour de rôle. Les bénévoles d’À Vélo Malo pourront ainsi emmener les résidents voir la tour Solidor, aller se balader sur le sillon ou visiter un des jardins solidaires entretenus par des association malouines … Les idées sont nombreuses !
Affaire à suivre !
Le Challenge Tout à Vélo 2026 – Saint Malo s’est clos le vendredi 6 juin au parc du Nicet.

Aline Rousset, co-organisatrice À vélo Malo, a dressé un bilan positif de cette 3° édition du Challenge :
- 57 participants
- 16 équipes
- 726 journées déclarées à vélo
- 9 104 km parcourus, soit 5,4 tour de la Bretagne
- de nombreuses photos publiées pour animer le Challenge

Le Challenge St Malo se classe 8° sur 10 villes participantes. Pour mémoire, le classement des villes est fait en divisant le nombre de km parcourus par le nombre d’habitant. Le but de ce classement est d’évaluer la pratique du vélo dans ces villes. Saint Malo se classe un peu mieux que l’an passé (11°/12). Est-ce du au nouveaux aménagements mis en place (piste cyclable Avenue Patton, piste cyclable devant le lycée Maupertuis, aménagement cyclable devant le Leclerc de Paramé) ? Est-ce du à l’amélioration de la signalisation (passage clouté en enduit gravillonné rose, panneau jaune alertant les voitures … ?
Aline a ensuite annoncé et remis les lots aux lauréats du Challenge 2026
- 1° équipe par le nombre de points : Les Marteaux, avec 161 points. A noter que cette équipe a déclaré moins de jours à vélo que la 2°équipe, mais a publié beaucoup de photos, ceci améliorant son nombre de points
- Équipe la plus nombreuse : Châteauneuf d’Ille-et-Vilaine, avec 8 participants actifs.


Note
- Les lauréats du challenge 2025 ont été exclus du classement pour récompenser des « nouveaux » gagnants.
- Un participants ne peut pas être primé 2 fois
Depuis le lancement du service en mai 2024, Vélo MAT enregistre de très bons résultats de fréquentation avec plus de 19 000 utilisateurs et 1 200 000 km parcourus.
De nouvelles stations sont en cours d’installation pour étendre le réseau.
L’association À vélo Malo a signalé à plusieurs reprises à Saint-Malo Agglomération le danger pour les utilisateurs de transporter un passager, debout, derrière le pilote du vélo.
Vélo Mat a également constaté cette mauvaise pratique.
Interdit par le code de la route, le transport de passagers sans siège est dangereux pour ceux qui le pratiquent et pour les autres usagers. En outre, il dégrade les vélos et pénalise ainsi tous les utilisateurs de Vélo MAT.
Depuis le lancement du service et de façon continue depuis, la police municipale est mobilisée et vigilante pour sanctionner cette infraction de l’amende forfaitaire prévue par le code.
En complément, en 2025, les 120 vélos de la flotte ont été équipés de pièces « anti-tandem » empêchant la montée à deux sur un vélo. Malheureusement, la plupart d’entre elles n’ont pas résisté au vandalisme. Les 50 vélos supplémentaires intégrés à la flotte dans le cadre de l’extension du service en sont tout de même équipés.
En parallèle, les conditions générales d’utilisation ont été revues et des pénalités allant jusqu’à la suspension temporaire ou définitive du compte peuvent être déclenchées. Ces nouvelles dispositions sont particulièrement dissuasives et on recense beaucoup moins de vélos tandem depuis leur mise en œuvre.
Bien que moins fréquent, le transport de passagers reste pratiqué et l’exploitant de Vélo Mat travaille actuellement à une nouvelle version de pièce anti-tandem qui, lorsqu’elle aura démontré sa résistance au vandalisme, viendra équiper la flotte des Vélos MAT.
Jeudi 28 matin, dans le cadre de « Mai à vélo », les 3 « Jean » (Jean-Pierre, Jean-Luc et Jean-Brice) ont installé le stand À vélo Malo sur le parvis de la gare de Saint-Malo, au coté des stands de SNCF Interconnexion, de SMA et de Pass Emploi, pour l’animation « Escale à Saint Malo ».
Parmi les 300 ou 400 voyageurs étant entrés ou sorties de la gare entre 11h et 14h, une cinquantaine de passants se sont arrêtés sur les stands. Nous avons pu leur expliquer les actions de À vélo Malo, en commentant les panneaux préparés sur
– le plan pockett des trajets cyclables de St Malo
– les résultats du baromètre Vélo 2025
– le plaidoyer Vélo de l’association
– les conclusion du COPIL de Février sur le Barrage de la Rance
– une vue des aménagements cyclables réalisés en 2025 à St Malo
– un rappel de la signalisation routière concernant les cyclistes
Vers midi, d’autres adhérents sont venus prêter main forte : merci à Françoise L et Pascal G. Nous avons également reçus la visite de Gilles Lurton, maire de Saint-Malo et de Lionel Arthur, conseiller technique Mobilités de Saint Malo Agglomération.
Cette journée a aussi été l’occasion d’échanger sur les actions des 3 autres partenaires de cette manifestation
– Pass emploi qui développe le Pass’Mobilité et aide les chercheurs d’emploi à reprendre le vélo pour être davantage mobile …
– SMA qui promeut le réseau des Vélo Mat …
– SNCF Interconnexion qui développe les solutions de parcage de vélo (stationnement gratuit dans les abris fermés pour les détenteurs de carte Korrigo) et BreighGo qui fait évoluer son offre de réservation pour les vélos.
Malgré un temps incertain et une température fraîche pour la saison, la traditionnelle fête du vélo organisée par l’association À vélo Malo, avec le concours de la Police Municipale et de la section vélo de Saint-Malo Sport Loisirs, a rassemblé ce dimanche matin un nombre considérable de cyclistes ( cf la file le long de l’ AV ch de GAULLE )
Cet itinéraire de 9km a permis de découvrir et d’emprunter les nouveaux itinéraires récemment réalisés . Parc Pierre Semard, av Patton notamment.
La balade s’est terminée dans une ambiance festive au parc de bel air ou le comité de quartier de Saint-Servan organisait la fête du parc Bel-air.
La réunion n°2 du COPIL (Comité de Pilotage) du projet de franchissement cyclable entre Dinard et Saint-Malo via le barrage de la Rance, tenu le 25 février 2026 à La Richardais. Ce projet, porté par le Département d’Ille-et-Vilaine, vise à créer une infrastructure cyclable structurante permettant une mobilité plus durable entre les deux rives.
Jean-Pierre Rousseau, président de l’association À Vélo Malo, était présent.
Contexte et objectifs du COPIL
En introduction, les représentants du Département réaffirment leur engagement fort à mener ce projet à son terme, malgré sa complexité. Ce second COPIL avait plusieurs objectifs principaux :
- Présenter les travaux réalisés depuis le COPIL précédent, notamment sur les aspects réglementaires (environnement, urbanisme, patrimoine) et la concertation ;
- Partager les résultats des échanges menés début 2026 avec les acteurs institutionnels ;
- Établir un diagnostic des procédures administratives nécessaires ;
- Mettre à jour le planning global du projet ;
- Proposer les modalités de concertation à venir.
Les membres du COPIL étaient invités à se positionner sur plusieurs points clés : le tracé de la piste cyclable, les démarches foncières, le calendrier de concertation et la mise en place de solutions temporaires (comme des navettes).
Choix du tracé
Le choix du tracé du franchissement du barrage de la Rance constitue un point central du COPIL. Après analyse des contraintes et application du principe d’évitement (qui consiste à privilégier les solutions ayant le moins d’impact environnemental), certaines variantes ont été abandonnées :
- La variante littorale côté La Richardais (OS2) ;
- La variante passant par le hameau de la Basse-Flourie côté Saint-Malo (ES2).
Ces options ont été jugées incompatibles avec la réglementation, notamment en raison de leur localisation en espaces sensibles (comme les espaces remarquables du littoral).
Le tracé retenu longe finalement la route départementale.

Autres points abordés
Adaptation des documents d’urbanisme
Le projet nécessite des modifications des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) des communes concernées, notamment Saint-Malo et La Richardais.
Planning prévisionnel
Le projet s’inscrit dans un calendrier long, avec une mise en service envisagée début 2031. Ce planning tient compte des nombreuses procédures administratives nécessaires, notamment l’obtention d’un permis d’aménager, dont l’instruction peut être longue (jusqu’à 8 mois au niveau ministériel).
Les travaux ne pourraient pas débuter avant fin 2028. Une attention particulière est portée à la phase de conception, qui devra être suffisamment aboutie pour éviter des retards liés à des demandes de compléments lors de l’instruction des autorisations.
Enjeux fonciers
La réalisation du projet implique des acquisitions foncières, notamment du côté de Saint-Malo. Le Département prévoit d’engager rapidement des discussions avec les propriétaires concernés afin de privilégier des acquisitions à l’amiable.
Mesures temporaires
Face à l’attente forte d’amélioration des conditions de franchissement de la Rance, la mise en place de solutions temporaires est évoquée. Parmi celles-ci :
- Des navettes maritimes régulières ;
- Des navettes routières.
Toutefois, aucune des collectivités présentes ne dispose clairement de la compétence pour porter ces solutions. Le Département se positionne alors comme facilitateur et propose d’organiser des réunions entre les parties prenantes pour faire émerger une solution, avec une première rencontre prévue courant 2026.
Concertation
La concertation avec le public est prévue pour le second semestre 2026. Elle ne portera pas sur le choix du tracé, désormais arrêté, mais aura un rôle principalement informatif.
Conclusions et décisions
À l’issue du COPIL, plusieurs décisions importantes sont actées :
- Validation du tracé basé sur les variantes OS1 et ES1 ;
- Abandon des variantes alternatives pour des raisons réglementaires ;
- Lancement des démarches foncières auprès des propriétaires ;
- Confirmation du report de la concertation à fin 2026, avec un objectif informatif.